Football / Cameroun : Remis de son malaise, Song raconte son incroyable histoire

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Pour la première fois après son grave accident, l’ex international camerounais, Rigobert Song a raconté, samedi dernier, son incroyable histoire, du coma à la reconstruction dans les colonnes de “L’Équipe”.

Victime d’un AVC au début du mois d’octobre, Rigobert Song apparaît avec quelques kilos en moins, des cheveux coupés courts, mais un sourire toujours aussi éclatant.

Presque trois mois après, il est revenu, samedi, dans un entretien accordé à L’Équipe sur cet accident et sa rémission.

« Je suis vraiment revenu de très loin. J’étais devant la télé, à l’étage de ma maison, à Yaoundé, et j’ai ressenti un gros coup de fatigue. J’avais laissé ma porte ouverte parce que quelqu’un devait venir. Si ma porte avait été fermée à clé, c’était terminé… Mon chien s’est mis à aboyer, l’animal a peut-être ressenti quelque chose […] Ma chance, c’est d’être tombé sur le côté, donc ma langue sortait […] En fait, ma tension était à 25 et tout a explosé dans ma tête », a-t-il expliqué.

Pris en charge à Yaoundé, ensuite transféré à Paris à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’ancien défenseur de Metz et de Lens était plongé dans le coma durant lequel il a vécu une expérience très marquante.

« J’ai découvert mes parents. J’ai perdu mon père à neuf ans, mais je le reconnaissais. J’ai rencontré la famille partie qui me disait : ‘’Tu fais quoi ici ? Tu dois entrer.’’ Et à force de les entendre me dire que je devais rentrer, […] j’ai commencé à bouger ou plutôt à me débattre. J’étais attaché, mais j’ai tout arraché. J’avais une puissance incroyable ! Je me bagarrais ! Et ils m’ont replongé dans le coma car je bougeais trop. J’enlevais tous les tuyaux, je criais : ‘Libérez-moi ! Libérez-moi ! », a-t-il indiqué.

Song avec un poids descendu à 60 kg, une incapacité de parler et “un pied droit bloqué n’a pas traversé cette épreuve seul. Il a pu compter sur le soutien de ses proches notamment son fils.

« Mon fils, venu d’Angleterre, est resté deux semaines dans ma chambre. Il me portait pour aller aux toilettes, pour me doucher. Je ne pouvais rien faire seul, je restais couché », a ajouté l’entraîneur de l’équipe A’ du Cameroun.

« On me montrait des photos de Metz, de Lens, ça faisait partie de la stimulation pour activer la mémoire, et je me souvenais de tout », a-t-il conclu en avouant cependant avoir eu “peur” de possibles séquelles.

 

Malick Toé / Laseve.info

 

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