Treichville / Insécurité : Des coups de feu tirés à la Gare de Bassam

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Photo d’archives

Des tirs ont été entendus ce vendredi matin dans la commune de Treichville précisément au célèbre carrefour de la gare de Bassam. Selon des sources sécuritaires, les coups de feu émanent de certains syndicats de transporteurs qui veulent se positionner en « maîtres absolus » des lieux.

Les faits se sont déroulés autour de 9h. Des jeunes armés de pistolets automatiques ouvrent le feu au grand carrefour de Treichville communément appelé ‘’Gare de Bassam’’. Les hommes armés ne sont autres que des syndicats (Gnambros, les jeunes chargeurs de véhicules de transport).

Selon une source sécuritaire, ces jeunes viennent du quartier Biafra, un secteur tristement réputé pour son insécurité. Ils seraient les mêmes qui ont perpétré une attaque meurtrière- 2 morts- sur cet endroit en début de mois.

Si leurs chefs croupissent en prison pour cette tuerie, leurs protégés n’ont pas abandonné leur ambition de contrôler la gare. Il s’agit d’ évincer les chargeurs de la gare qui officient depuis belle lurette dans la zone. Et, devenir  les seuls à prélever les taxes sur le terrain.

Tirs de sommation ou affrontement armé ?

L’assaut du 2 décembre avait vu la riposte des locataires des lieux. Mais, celle-ci n’a connu aucune réaction. Les assaillants ont donc procédé à des tirs en l’air.

Sur place, c’est la psychose chez les riverains et opérateurs économiques.

Les activités ont naturellement pris du plomb dans l’aile.

A 11h, en effet, elles ont repris. Mais, timidement. Des magasins sont restés fermés. Dans les gares routières, ce n’est pas la grande affluence.

Au carrefour, des forces de l’ordre et moins de passants. L’écho des coups de feu entendus un peu plus tôt est certainement parvenu aux voyageurs et autres personnes désireuses de faire leurs achats dans cette zone qui regroupe de nombreux commerces.

Aucune victime n’a été déplorée. Cependant, ces énièmes coups de feu tirés par des civils remettent en cause le désarmement effectif des anciens combattants. Au-delà, si les groupes en possession d’armes à feu sont identifiés, pourquoi possèdent-ils encore des armes ?

A un gérant de gare routière basée dans la zone de déplorer à juste titre la possession illégale d’armes à feu par des individus, civils de surcroît. Et de s’interroger « que fait l’Etat pour notre sécurité ?»

Cyrille Leverbe / Laseve.info

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