Partenariat Nord-Sud : L’Afrique peut-elle croire en l’Administration Trump?

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Le républicain Donald Trump est devenu depuis la nuit du mardi 8 novembre dernier, le 45ème président des Etats Unis d’Amérique.

Le républicain Donald Trump est devenu depuis la nuit du mardi 8 novembre dernier, le 45ème président des Etats Unis d’Amérique. Quel impact son élection aura-t-elle sur la politique Abidjan911-Logo-Citoyen-Pastille-01-e1464346018591américaine en Afrique? Face à certaines déclarations de campagne, certains Africains ne cachent leur scepticisme.

289 points pour le candidat républicain, Donald Trump contre 218 points pour la démocrate Hillary Clinton. C’est le verdict de la longue et harassante Présidentielle américaine qui vu l’élection du sexagénaire milliardaire d’être le prochain locataire de la maison blanche. Le 45ème président élu depuis George Washington, le premier de la très longue histoire démocratique de ce pays.

Une élection qui a fait démentir tous les sondages. En effet, personne n’a vu venir ce personnage complexe qu’imprévisible, depuis la primaire républicaine où il a dérouté une dizaine de ténors du parti.

En attendant sa prise de fonction effective prévue pour le 20 janvier 2017. L’on ne sait pas grande chose de sa politique générale, encore moins de sa politique étrangère notamment avec l’Afrique.

Quoi de plus normal puisque lors de sa campagne électorale, Donald Trump n’a évoqué qu’à de très rares occasions le continent africain. Et quand il parle de l’Afrique, il ne fait pas avec tendresse.

« J’aime beaucoup Nelson Mandela mais l’Afrique du Sud est un foutu nid à criminels prêt à exploser », a-t-il déclaré au sujet de l’Afrique du Sud. Des propos relayés par nos confrères de Franceinter.fr.

Selon la même source, le 45 è président américain a affirmé en octobre dernier, à Indianapolis, que « certains Africains sont des sots paresseux, tout juste bons à manger, faire l’amour et voler ». Ces « ennemis du progrès » auraient transmis à nombre d’afro-Américains cette fâcheuse tendance à « vadrouiller dans les ghettos en déplorant la façon dont ils sont discriminés ».

Au regard de ces déclarations, cette élection ne revêt pas beaucoup d’exploits pour le continent noir, même si certains chefs d’Etats se sont réjouis de cette accession au pouvoir du milliardaire très controversé.
Au Burundi, Pierre Nkurunziza pense qu’il s’agit d’un réel soulagement. Plusieurs personnalités proches de lui et le chef des renseignements militaires sont sous le coup de sanctions américaines.

En RDC aussi, cette élection fait naître des espoirs pour le pouvoir. Le Trésor américain a gelé les avoirs de plusieurs généraux.

Sur le plan économique, la situation n’est guère reluisante. Le traité de libre échange, l’AGOA permettant à 39 pays africains d’être exonérés de taxes à l’exportation vers les États-Unis pourrait être aboli. Trump l’a déclaré à maintes reprises pendant sa campagne.

Sous la présidence Obama, Washington avait augmenté son aide au développement, passant de 5 milliards de dollars en 2007 à 8,5 milliards de dollars par an aujourd’hui.

700 millions de dollars ont été dépensés par l’agence américaine de développement (USAID) au Malawi, ces cinq dernières années.

Beaucoup de pays dépendent de manière significative de ce soutien financier pour développer leurs programmes de santé, d’éducation ou d’agriculture.

Quelle sera l’attitude de son Administration sur les questions de respect de la Constitution dans certains pays, de démocratie, des droits de l’homme sur le continent ?

Il faudra certainement attendre les premiers mois de gestion de Trump pour avoir une réponse à cette importante question.

 Raïs Barala / Laseve.info

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