Enseignement primaire : Désert dans les établissements sur toute l’étendue du territoire

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Les écoles primaires publiques étaient désertes ce lundi à cause de la grève.

Selon le préavis de grève déposé auprès du ministre de la fonction publique et des différentes autorités compétentes, les instituteurs devraient rentrer en grève ce lundi. Sur le terrain, Abidjan911-Logo-Citoyen-Pastille-01-e1464346018591Laseve.info à constaté une effectivité de la grève dans la ville d’Abidjan ainsi que dans plusieurs villes du pays.

« Tu t’abstiendras de toute activité pédagogique et / ou administrative (…) Tu garderas ta classe et / ou ton bureau fermé (e) et tu resteras à la maison ». Tel est le mot d’ordre de grève lancé par l’Intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (ISEPP-CI) à l’endroit des instituteurs ivoiriens.

Un mot d’ordre qui semble avoir obtenu les effets escomptés. Dans les différentes communes d’Abidjan, les établissements préscolaires et primaires ont refusé les élèves.

Autour de 8h ce matin, quand nous faisions la ronde à Yopougon-terminus 40 et Sideci, la dizaine d’écoles primaires que compte la zone étaient fermées. Les élèves se sont rendus pourtant à l’école ce lundi matin. Mais, sur place les enseignants ont gardé les classes et bureaux fermés. Et, demandé aux élèves de rebrousser chemin.

Le tableau est identique du côté des quartiers Gesco et Mamie Adjoua. Des élèves qui retournent à la maison, des enseignants ayant déjà disparus des lieux…des écoles désertes. Dans les communes d’Adjamé et Abobo, la situation n’était pas plus réluisante. Dans la zone sud d’Abidjan, le constat était aussi alarmant. La grande cour du groupe scolaire régional n’avait pas son allure habituelle. Les classes étaient fermées et quelques écoliers jouaient en courant dans tous les sens.

Le groupe scolaire Sogefhia -comptant 4 écoles- situé à la Riviera 2 n’a lui aussi pas failli à la règle. Devant la cours de l’école, des commerçantes déçues de n’avoir pu écouler leurs marchandises se préparent à rentrer chez elles. À l’intérieur, l’interruption des cours est remarquable. A l’exception des quelques 7 enfants jouant au ballon dans la cour de l’école et du vigile, nous n’avons rencontré aucun enseignant. Les classes elles sont hermétiquement fermées.

Des instituteurs dans plusieurs villes de l’intérieur du pays nous ont confirmé l’effectivité de la grève dans leur localité.

Dans l’extrême ouest, les enseignants des villes de Man et de Biankouman ont également observé un arrêt de travail.  Dans la seconde ville citée, certains enseignants étaient à leurs postes, lorsqu’ils ont été délogés par des syndicalistes qui se faisaient ménaçants, a-t-on appris de sources proches des instituteurs. Leurs collègues de Soubré, Bayota, Gagnoa…ont adopté la même posture.

Les grévistes réclament entre autres le paiement de la totalité des arriérés liés à l’indemnité de logement et à la bonification indiciaire, le retrait de l’arrêté instituant les cours du mercredi et de l’ordonnance portant organisation des régimes des pensions.

La grève des instituteurs devrait se poursuivre jusqu’au vendredi. Ils seront rejoints le mardi par les autres fonctionnaires et agents de l’Etat dont la plateforme des syndicats annonce un arrêt de travail de trois jours avec des révendications similaires.

Cyrille Leverbe / Laseve.info

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