Côte d’Ivoire / Usage des pétards : Un geste banal aux conséquences graves

petards

Les pétards sont exposés dans toutes les rues d’Abidjan.

Avec les fêtes de fin d’années qui arrivent à grands pas, ont fait ressurgir les pétards dans les quartiers d’Abidjan. Ces substances explosives communément appelés ‘’Banger’’ troublent la quiétude des Abidjan911-Logo-Citoyen-Pastille-01-e1464346018591populations. Une situation qui fait craindre la survenue d’ accidents semblables à ceux enregistrés les années antérieures. 

Depuis quelques temps, des explosions assourdissantes dues à des pétards se font entendre de façon récurrente dans les rues d’Abidjan. Une situation encouragée par la prolifération des lieux de vente de ces explosifs. En effet, les pétards interdits chaque année pendant les périodes de fêtes par les autorités ivoiriennes, sont exposés à tous les coins de rue.

Pour l’heure, aucune mesure d’interdiction n’a été prise. Pourtant, les faits qui attestent de la dangerosité des pétards, feux d’artifices, fumigènes et autres substances explosives du genre foisonnent.

Tout d’abord, les décibels émis par les pétards peuvent provoquer des troubles de l’audition comme des lésions auditives durables ou des acouphènes (perception de sensations auditives anormales). Les enfants sont les plus exposés.

Les symptômes se manifestent par une perception auditive aiguë en l’absence de source sonore. Ces sons ont une intensité et une durée variable, qui évoluent d’un jour à l’autre. Ils ont la forme de bourdonnement, sifflements, musique, bruit de moteur, tondeuse à gazon.

Au-delà de ces troubles auditifs, les accidents sont légion. Le 26 décembre 2015, un pétard lancé dans le quartier précaire M’pouto- Sol Béni situé dans la commune de Cocody a provoqué un violent incendie. Plusieurs maisons ont été emportées par les flammes.

Le 11 décembre 2013, dans la commune de Treichville, une fillette de huit ans a été défigurée à la suite d’une explosion de pétard.

Un jeune homme qui tentait de récupérer un pétard déjà allumé, a vu sa main droite sectionnée par l’explosif. Le drame s’était produit en 2014 à Port-Bouët.

Voici des faits  qui devraient emmener les autorités compétentes à des mesures draconiennes. Il pourrait s’agir de descentes musclées inopinées et régulières sur les lieux de vente de ces engins explosifs qui pullulent à Abidjan.

Quant aux personnes qui seront prises par la police en flagrant délit d’explosion de pétards , de feux d’artifices et autres substances explosives du genre, malgré une interdiction, elles devraient subir la rigueur de la loi.

Il est donc impérieux de prendre le taureau par les cornes. Surtout qu’en cette période de fin d’année, caractérisée par  une recrudescence des agressions et attaques de commerces ainsi que de banques, l’explosion de pétards et autres engins explosifs peut faciliter les lugubres activités des malfrats.

Didier McDonald / Laseve.info

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